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La zoothérapie

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Qu’est-ce que c’est ?

La zoothérapie c’est la thérapie assistée par l’animal. Le thérapeute se sert de la proximité de l’animal, qu’il soit de compagnie ou domestique, pour soigner un patient ayant des troubles mentaux, physiques ou sociaux. Ce n’est pas une thérapie qui a pour vocation de guérir mais de soulager. L’animal est dans ce cas un médiateur. Il y a plusieurs types de zoothérapie selon les animaux médiateurs :

  • L’hippothérapie ou l’équithérapie : elle utilise le cheval ;
  • La cynothérapie : le chien ;
  • La delphinothérapie : le dauphin ;
  • Etc.

Les animaux médiateurs répondent à des normes préétablies de santé, de comportement et d’éducation.

La médiation se pratique en thérapie individuelle ou en petit groupe sous la responsabilité d’un professionnel, appelé « l’Intervenant Professionnel en médiation animale », avec un animal soigneusement sélectionné et éduqué, en hôpital, en maison de repos, en maison d’hébergement, en centres de réadaptation, en centres de détention, en centres de jour, en centres de réhabilitation sociale, en établissements d’enseignement ordinaire ou spécialisé, etc.

Les activités peuvent être très diverses : brossage, éducation, promenade… Le zoothérapeute s’informe sur le ressenti de son patient pour adapter sa thérapie et l’aider à exprimer ses émotions.

N.B : La zoothérapie diffère de ce que l’on appelle les activités assistées par l’animal (AAA). Ces dernières sont plutôt utilisées pour motiver, éduquer ou divertir des personnes. Elles sont utilisées dans divers contextes (thérapeutique, scolaire, carcéral ou autre), et n’ont pas de visées spécifiquement thérapeutiques.

Quelle est son histoire ?

En 1792, William Tuke s’aperçoit que les malades mentaux arrivent à se concentrer et à se responsabiliser en s’occupant d’animaux.

Ce sont les infirmières qui ont implanté la pratique en milieu hospitalier et plus particulièrement Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, qui fut l’une des pionnières dans l’emploi d’animaux pour améliorer la qualité de vie des patients.

C’est le psychiatre américain Boris Levinson (considéré comme le père de la zoothérapie) qui met en avant les possibilités de la cynothérapie grâce à son chien, Jingles. En recevant un enfant autiste dans son cabinet, celui-ci communique avec le chien, une première pour cet enfant replié sur lui-même. C’est ainsi qu’est né la Pet Facilitated Psychotherapy : psychothérapie facilitée par l’animal.

Qui peut pratiquer la Thérapie par la Médiation d’un Animal (T.M.A.), ou encore la zoothérapie professionnelle ?

Il faut déjà avoir un métier de base dans le domaine de la santé ou du social pour être zoothérapeute, comme par exemple : infirmière, psychologue, médecin, aide-soignante, ergothérapeute, psychomotricienne, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants… Les zoothérapeutes ne sont pas à confondre avec les intervenants en AAA qui sont souvent des bénévoles et ne sont pas forcément formés. Bien que certains intervenants en AAA soient des professionnels de la santé, la qualification ici n’est pas obligatoire.

Les missions du zoothérapeute sont multiples :

  • Favoriser le développement social du patient ;
  • Favoriser son développement cognitif et affectif ;
  • Encourager l’autonomie d’une personne ;
  • Donner l’opportunité aux patients de vivre une expérience bénéfique pour eux ;
  • Analyser les sources de problèmes ;
  • Augmenter le bien être du patient

Etc. 

Comment devenir zoothérapeute ?

Plusieurs possibilités s’offrent aux professionnels voulant élargir leurs champs de compétences à la zoothérapie. Par exemple avec le Diplôme universitaire Relation homme-animal à l’université parisienne Descartes ou encore avec le diplôme « Relation d’aide par la médiation animale » à Clermont-Ferrand. Mais également avec des instituts privés comme l’Institut Français de Zoothérapie où la majorité des thérapeutes sont formés. Il est conseillé d’avoir des connaissances dans le domaine de la psychologie pour se lancer dans le métier de zoothérapeute. Depuis 2012 en France, l’EAPAC (Éthologie Appliquée aux Animaux de Compagnie) est accréditée par l’État pour délivrer le diplôme de Comportementaliste-Médiateur pour Animaux de Compagnie.

Il y aurait de nombreux bienfaits de cette thérapie pour les patients :

La zoothérapie contribuerait à :

  • Favoriser l’interaction des participants entre eux ;
  • Soulager le stress et favoriser la relaxation et donc de diminuer la tension artérielle causée par le stress (par exemple en caressant l’animal) ;
  • Contribuer au bien-être des personnes âgées souffrant de dépression ou de solitude ;
  • Contribuer au bien-être des personnes souffrant de schizophrénie ;
  • Améliorer la qualité de vie de personnes hospitalisées ;
  • Améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence ou de maladie d’Alzheimer ;
  • Diminuer la douleur et la peur lors de procédures médicales ;
  • Susciter des réactions psycho-affectives positives et motiver les personnes handicapées physiques à agir, par exemple en soignant l’animal ;
  • Augmenter l’estime de soi et à combler une part des besoins psychologiques et émotionnels.

On croit aussi que la présence de l’animal a un effet catalyseur pouvant contribuer à modifier le comportement de l’individu et servir d’instrument de projection des émotions.

Des expériences d’introduction de chiens dans les prisons aux États-Unis ont eu comme conséquence de modifier le comportement des détenus. En effet, ces derniers étaient plus calmes, souffrant moins de dépression et d’agressivité.

Certaines mesures essentielles doivent être respectées par le thérapeute :

– les mesures d’hygiène et de suivi vétérinaire de l’animal pour éviter la présence de parasites ou de zoonoses (maladies animales pouvant être transmises aux êtres humains) ;

– vérifier que le patient n’est pas allergique : il doit choisir avec précaution le type d’animal et maintenir son environnement propre ;

– s’assurer que les animaux soient bien dressés pour éviter des accidents comme des morsures.

Remarque : il y a autant d’individus que de thérapies potentiellement efficaces, si cette forme de thérapie peut fonctionner pour les uns, elle peut être inefficace pour les autres. Il faut toujours que le thérapeute s’adapte à son patient en sélectionnant le type d’animal en fonction des pathologies et des besoins et pourquoi pas passer à un autre type de thérapie si celle-ci n’apporte pas de bénéfices.


SOURCES:

https://www.institutfrancaisdezootherapie.com/zootherapie-de-a-a-z.ifz#.XYOcqSgzZPY

https://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=zootherapie_th

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zooth%C3%A9rapie

https://anipassion.com/professionnels/metier/zootherapeute

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