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Le syndrome métabolique

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Souvent associé à un poids en excès, le syndrome métabolique, ou syndrome X, n’est pas une maladie en soi. Il désigne plutôt la présence d’un ensemble de signes physiologiques (troubles lipidiques, glucidiques, vasculaires…) qui accroissent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Qu’est-ce que c’est ?

Selon la Fédération Internationale du Diabète (FID), une personne est atteinte de syndrome métabolique lorsqu’elle présente une obésité abdominale, c’est-à-dire un tour de taille supérieur à 94 cm chez les hommes et 80 cm chez les femmes, ainsi qu’au moins deux des facteurs suivants :

  • Un taux élevé de triglycérides, supérieur ou égal à 1,7 mmol/L, l’équivalent de 150 mg/dL ;
  • Un faible taux de cholestérol HDL (« bon » cholestérol), inférieur à 1,03 mmol/L (40 mg/dL) chez un homme et à 1,29 mmol/L (50 mg/dL) chez une  femme ;
  • Une hypertension artérielle, supérieure ou égale à 130 mmHg pour la pression artérielle systolique et à 85 mmHg pour la pression artérielle diastolique ;
  • Un taux élevé de glycémie veineuse à jeun, supérieure ou égale à 5,6 mmol/L (100 mg/L).

Remarque : La définition du syndrome métabolique varie selon les pays ou les organismes de santé. Ces valeurs concernent les populations caucasiennes, africaines de l’Est, méditerranéennes et moyen-orientales. Pour les populations asiatiques et indigènes d’Amérique, ces valeurs sont les mêmes pour les femmes, mais de 90 cm de tour de taille pour les hommes.

Causes et conséquences du syndrome métabolique

L’hérédité est l’une des causes de ce syndrome, mais il est majoritairement dû à un style de vie sédentaire et une alimentation riche en calories (repas préparés, sucre, graisse…) et pauvre en nutriments (produits naturels, fruits, légumes…).

Les conséquences du syndrome métabolique peuvent être l’apparition :

  • D’un diabète de type 2 ;
  • D’une maladie cardiovasculaire ou un accident vasculaire cérébral ;
  • D’un syndrome des ovaires polykystiques.

Etc.

Le syndrome métabolique engendre par ailleurs souvent une résistance de l’organisme à l’insuline appelée l’insulino-résistance.

L’insulino-résistance peut entraîner de nombreuses complications notamment :

  • L’apparition du diabète de type 2. La résistance à l’insuline pousse le pancréas à sécréter toujours plus d’insuline afin de maintenir un taux de glycémie (sucre dans le sang) « normal ». Sur le long terme, le pancréas s’épuise et l’hyperglycémie devient chronique ;
  • L’augmentation du taux de cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol ») et du taux de triglycérides. L’excès de cholestérol détériore progressivement les artères, favorise l’apparition de caillot et augmente le risque de maladies cardiovasculaires ;
  • La survenue d’une hypertension artérielle. L’hypertension peut entraîner à terme un infarctus du myocarde, un AVC, une artérite des membres inférieurs ou une insuffisance rénale.

Qui est concerné par le syndrome métabolique ?

Ce syndrome est plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans et les femmes de plus de 60 ans, et touche particulièrement les pays occidentaux et de plus en plus les jeunes en raison de nos modes de vie sédentaires et de la malnutrition.

Trois centres Français (Inserm de Lille, de Toulouse et le Laboratoire Universitaire d’Epidémiologie de Strasbourg) ont estimé la prévalence du syndrome métabolique en France à 22,5% chez les hommes et 18,5% chez les femmes.

D’autres types de personnes peuvent être plus sensibles à ce syndrome :

  • Les personnes ayant des antécédents familiaux de diabète de type 2.
  • Les femmes qui ont eu un diabète de grossesse.

Comment prévenir le syndrome métabolique ?

Il faut agir sur plusieurs plans afin d’avoir une hygiène de vie saine :

  • Pratiquer une activité physique au moins 30 minutes par jour et 5 fois par semaine. La pratique régulière d’un sport permet de perdre du poids, de maintenir un poids de santé et donc de lutter contre le surpoids et l’obésité ;
  • Adopter une alimentation saine et équilibrée : augmenter la consommation de fruits et légumes (5 portions ou plus par jour dans l’idéal), privilégier les aliments riches en oméga-3 (thon, saumon, noix…) et en oméga-9 (avocat, huile d’olive…) et éviter ceux riches en gras saturés (charcuterie, pâtisserie, sodas, fromage et viandes grasses, plats préparés…), diminuer l’apport calorique, limiter le sel dans la préparation et pendant les repas… ;
  • Eviter le tabac et l’alcool ;
  • Faire régulièrement des bilans de santé afin de dépister les facteurs de risque (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, hyperglycémie, diabète de type 2…) et de prévenir ce syndrome.

SOURCES:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_m%C3%A9tabolique

https://www.diabete.qc.ca/fr/vivre-avec-le-diabete/soins-et-traitements/medicaments-et-insuline/linsuline

https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=syndrome_metabolique_pm

https://www.fedecardio.org/Les-maladies-cardio-vasculaires/Les-pathologies-cardio-vasculaires/zoom-sur-le-syndrome-metabolique

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